Comme face au LOSC, Mathis Abline et consort auront effectué un match entier mais conclu par une note dramatique. En effet, car cette rencontre fut agréable à regarder. C’est un type de match qui aurait d’ailleurs réjoui de très nombreux observateurs et observatrices du Football Club de Nantes. Mais seulement s’il s’était déroulé entre la 1e et la 17e journée. Si tel avait été le cas, les médias et journalistes sportifs se seraient levés pour applaudir un collectif avec de l’avenir et de belles promesses individuelles. Aurait par ailleurs été salué l’état d’esprit d’un groupe qui lutte avec ses armes, attaque et défend ensemble. Mais à l’aube de la 27e journée (Nantes a un match en retard à jouer face au PSG), rien de tout cela ne sera retenu pour un club qui ne parvient plus à garder suffisamment la tête hors de l’eau.
Lente suffocation
Au FC Nantes, il est en effet devenu bien complexe de respirer convenablement. L’air commence cruellement à manquer et le réservoir s’amenuit. S’en est bien triste. Une victoire en ce premier dimanche soir de printemps aurait peut-être permis aux joueurs et au staff une vraie goulée d’air frais dans une période suffocante. Cependant, malgré toute la bonne volonté mise par Tabibou et ses coéquipiers sur le terrain, rien n’y aura fait. La destinée se voulait tout autre. Alors comment, en tant que joueur, se relever d’un tel coup porté au moral ?
Déjà abattu par de nombreux autres résultats, les Canaris semblaient hier soir totalement décontenancés et désabusés, Ganago et Abline en particulier. Lancés dans le match rapidement par l’ouverture du score de Tabibou (6’), les Jaune et Vert montraient en début de rencontre un vrai allant offensif et une certaine fringance. Malgré l’égalisation d’Oyedele (45’) juste avant la mi-temps, les nantais repartaient tout aussi motivés en seconde période et Abline inscrivait son 5e but de la saison en Ligue 1 après une course déterminée et une finition plein de sang-froid (53’). Puis, Ganago fut proche de tripler la mise. Mais par deux fois ses tirs se heurtèrent à Penders et ses montants. Un cruel manque de réussite. Côté Racing, Joaquin Panichelli aura montré toute sa science du but. Parfaitement positionné et clinique à la finition, il aura lui bénéficié d’une plein réussite. N’est pas meilleur buteur de Ligue 1 n’importe qui !
Combativité retrouvée ?
Toutefois, les Canaris se sont montrés résilients tout au long du match. Même dans les moments durs, ils ont su faire le dos rond et repartir de l’avant en nourrissant l’ambition de marquer. Ils ne sont pas contentés du résultat qu’il tenait comme ils l’ont si souvent fait cette saison. Preuve d’un changement d’état d’esprit, d’une véritable volonté de gagner ? Seul l’avenir nous permettra de l’affirmer. En tout cas, il est certain que l’arrivée du technicien bosniaque a quelque peu remobilisé l’effectif. Abline s’est fait bouger mais s’est montré très proche de son coach lors de la rencontre. Il a été à l’écoute de ses nombreuses recommandations et s’est vu félicité plusieurs fois par l’ancien attaquant nantais. Une relation de confiance qui, espérons-le, s’entretiendra sur les prochains matchs.
Cette rencontre face au RCSA doit servir de point d’ancrage pour les échéances à venir. L’investissement doit être le même sur chaque match. Car attention à ne pas tomber dans le panneau du 1er match mené par une nouvelle direction technique. Se fier au ressenti sur ces premières 90 minutes peut en effet s’avérer trompeur, notamment quand il s’agit de jouer un club puissant comme Strasbourg. La débauche d’énergie et les intentions qui seront mises face à Metz dans deux semaines devront donc être observées attentivement. Il ne s’agit plus de tricher désormais. Car « la situation est catastrophique » comme l’a si bien dit Vahid Halilhodzic. S’en sortir relèverait du miracle probablement et passera inévitablement par une place de barragiste qui s’est éloignée ce weekend, l’AJ Auxerre l’ayant largement emporté face au Stade Brestois.
Rendez-vous après la trêve pour la dernière ligne droite de cette longue et dure saison.
Allez Nantes !
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