• Photo : Christophe Zemmour

L’équipe nantaise a perdu à Marseille. Et le contraire aurait relevé d’une surprise compte-tenu d’une part de la mauvaise dynamique des canaris – 8 défaites sur les 12 derniers matches- 14 défaites sur 25 matches-. Compte-tenu d’autre-part de la bonne dynamique des marseillais, et d’un stade vélodrome où gagner relève toujours de l’exploit, quand bien même l’adversaire est au niveau : ce qui n’était pas le cas des canaris dimanche dernier. Mais l’essentiel n’est peut-être pas là.

Nantes se retrouve pour la unième fois sous l’ére Kita et la troisième fois cette saison en position de relégable. Dans son malheur, les canaris ont une certaine chance : ils ont acquis de l’expérience et s’en sont plutôt bien tirés ces dernières années. A défaut de jouer les places européennes, la fin de saison va s’avérer une nouvelle fois pleine de suspens. Avec la joie -Inch’Allah- et surtout si les joueurs veulent s’en donner les moyens- d’assister à la dernière journée du championnat à l’envahissement du terrain par des supporters soulagés de voir leur équipe dans l’élite la saison suivante.

Malgré cette mauvaise passe et les errements répétés de certains joueurs – Lafont n’y est pas et de toute évidence, cela n’est pas que sportif- il est quand même des motifs d’espoir à trouver hors de l’équipe première. Avec cette jeune équipeU19 qui affronte ce soir en quart de finale de Youth League, l’équipe de Copenhague devant plus de 17 000 spectateurs. Mais aussi l’équipe réserve coachée par Stéphane Ziani, première de son groupe et qui développe un jeu intéressant.

Et puis les choses changent à la Jonelière. Dans un article publié hier dans Ouest-France, Samuel Fenillat, Directeur du centre de formation, a magnifié le changement opéré à la Jonelière depuis l’arrivée de Jocelyn Gourvennec. « Il manquait de la visibilité pour les jeunes. Ce sont des choses basiques et il en fait de l’ordinaire. A son arrivée, il est venu voir les entrainements de la réserve, il a choisi cinq joueurs pour le stage hivernal et il rétabli les oppositions entre les pros et la réserve. Je n’ai pas souvenir d’avoir vécu cela depuis quatorze ans. (…) Ca a créé tout de suite une dynamique. Il n’y a pas deux clubs dans un seul. »

Tout n’est donc pas rose pour les Jaunes et Verts mais tout n’est pas noir non plus. La balle est dans le camp de Kita père et fils qui trouveront -j’espère- la sagesse de laisser Jocelyn faire son travail jusqu’à la fin de la saison, n’en déplaise à certains supporters lassés des résultats et des scénarios qui se répètent d’année en année. Des supporters qui pour certains d’eux participent à la déstabilisation du club en demandant le départ des coachs quand les résultats ne sont pas là.