L’histoire se souviendra que c’est dans les fumées de Roudourou que les Canaris ont sorti la tête de l’eau. Après avoir laissé le Kop Rouge s’éxalter, la Brigade Loire aura eu sa revanche. Le résultat n’est pas celui espéré, mais quelques éclaircies apparaissent de-ci, de-là dans un ciel jusque-là bien orageux.
Pire chaque week-end
Une fois encore, la défense a montré des signes de fébrilité évidents, une fois encore, le FCN a facilité la vie de son adversaire en défendant n’importe comment, laissant le talent de Ben Brahim faire le reste. Guilbert le laisse naviguer, lui ouvre la voie, l’ailier de l’En Avant ne se laisse pas prier. L’enroulé est sublime, ça fait filoche. Une fois encore, un supposé cadre Canaris fait faillite.
Quatorze minutes de jeu et le tableau d’affichage affiche un cinglant 0-2. C’est minable. Gomis vient de sanctionner une défense d’une passivité incroyable sur corner. Les attitudes sont déplorables, on reprend le chemin d’une défaite affreuse et lourde.
Comment font-ils pour faire pire chaque we ? Une sale idée me traverse l’esprit : « Je déteste cette défense, je hais cette équipe. ».
Et puis, parce que le foot reste le foot et que l’irrationnel se mêle souvent à la partie, Younoussa marque contre le cours du jeu. Il n’empêche la défense est au supplice, l’arbitre oubli gracieusement un penalty, on n’est pas sorti des orties. Objectivement, c’est distrayant et spectaculaire, le problème dans ce chaos, c’est que le FCN perd à la mi-temps.
Deux ans que ce n’était plus arrivé
Le néo-coach Poirier retourne les têtes jaunes et vertes, les visiteurs se montrent plus agressifs et jouent beaucoup plus haut !
Alalala le doublé de Younoussa ! Ortola fait n’importe quoi à la relance, Younoussa sanctionne et Maxime respire. On entend plus que la Brigade Loire, mon Dieu que ça fait du bien.
Mieux encore, on fait des passes ! On domine, oui, je vous jure, deux ans que ce n’est plus arrivé. Guingamp est moribond, il faut le gagner ce match ! Les locaux sont rincés, le Kop Rouge n’y pourra rien.
Les opportunités se multiplient, les 700 furieux du parcage poussent aidés de multiples petits points jaunes partout dans les tribunes de Roudourou. L’odeur de la victoire et d’une saison qui démarre se fait sentir. Tout juste entré, Joujou libère la horde jaune et verte. Alala, ça fait du bien de revenir du diable vauvert. Aurait-on encore le droit de gagner ? Aurait-on droit au bonheur ?
C’est quand le bonheur ?
L’heure de la bascule a-t-elle sonné ? C’est mal connaître la guigne légendaire des Jaune et Vert. Les dernières secondes sont irrespirables. Dernier corner, penalty, j’en peux plus. Ça me rend fou, cette équipe rend fou. On n’est maudit. Comment est-ce possible de ne pas gagner ce match ? Soutenir Nantes c’est souffrir. Pourquoi dont ça ne tourne jamais rond ?
Malgré ce nul mal payé, ce voyage aux portes du Trégor pourrait bien être signe de renouveau pour des Nantais revigorés. Pour la première fois de la saison, les Canaris ont montré un visage séduisant et affiché des promesses de jours meilleurs. Amis Nancéens, l’heure de la révolte a peut-être sonné, alors tenez-vous prêts !
1 Commentaire
Bon et bien c’est la Ligue2 maintenant, et il faudra s’y faire.
Quant à la « production » des « jaune et vert » à Guingamp, face à une équipe quand même extrêmement faible, là aussi, il faudra attendre avant de se prononcer sur les progrès effectués. Globalement pas emballant il me semble, même si la 2ème période a été moins mauvaise.
Je pense à tout ce temps de perdu à se prendre la tête pour ce club qui n’a plus de ligne de conduite, encore moins de culture foot et qui part à la chasse à l’homme nouveau avec une folle frénésie, tout cela dans une précipitation qui frôle le désespoir.
Pour ce qui est de la cohérence dans le jeu, de la réflexion sur la complémentarité des éléments recrutés avec l’effectif actuel, on reviendra en deuxième semaine.
Ce mardi, 19h59, arrêt de la plaisanterie et des festivités ; on pourra enfin discuter de façon plus décontracté(s) et voir l’avenir avec plein d’espoir. On reparlera entre nous de l’utilité de la formation qui coûte aussi une fortune, mais qui peut rapporter gros à notre Waldemar qui, on peut le comprendre, doit avoir envie de récupérer ses billes avant de tailler la route.
Et le Poirier, alors !
Il faudra attendre, évidemment. Il a le sens de la formule « punchie » et se prête bien au jeu des caméras, ce qui me rappelle Kantari. La réalité du terrain, c’est autre chose.