Pour la quinzième fois cette saison, les Canaris sont sortis bredouilles du stade, prenant désormais assurément le chemin de la Ligue 2. Une semaine après la victoire 2 buts à 0 face au Havre, on pouvait espérer mieux d’une équipe fraichement reposée face à des Lillois épuisés par les 120 minutes jouées jeudi dernier en Europa League. Pourtant, les Dogues ont très largement dominé le jeu, sans se montrer dangereux pour autant. En témoignent les statistiques : 73 vs 27% de possession, 3 tirs cadrés à 1. Plus qu’insuffisant pour une équipe luttant pour son maintien.
90 minutes d’ennui
Serait-il vraiment utile de décrire ce match long, très long ? Aucune des deux équipes n’a proposé de football. Si les Lillois avaient l’excuse de la fatigue, le niveau proposé par les Jaunes et Verts était, lui, plus que minable. Toujours est-il qu’à la 94e, c’est le jeune Nathan Ngoy qui est venu enfoncer les visiteurs, sur un corner très mal négocié par la défense. Bien qu’un score nul aurait mieux reflété la physionomie du match, la défaite est plus que méritée pour une équipe qui refuse autant le jeu. Tous les weekends se suivent et se ressemblent.
Il en deviendrait presque préférable de prendre 3 buts à chaque match, lorsque l’on sait d’avance que le match est perdu, afin de s’éviter de telles purges. Malgré tout, les supporters sont toujours présents. Ils étaient environ 400 dans le parcage du stade Pierre-Mauroy malgré les 600 kilomètres de distance. Toujours autant silencieux, hormis pour l’hommage rendu à un supporter lillois récemment décédé et deux chants entonnés à l’encontre du président du club.
Le prisme de la Ligue 2
Alors que le Paris FC du nouvellement nommé Antoine Kombouaré s’est imposé à domicile face à Nice et qu’Auxerre a arraché un match nul face à Lorient, la descente en Ligue 2 semble désormais inéluctable, alors que le FC Nantes se retrouve désormais à 7 points du premier non-relégable. Il reste cependant à un petit point des barrages. Avec le report de PSG-Nantes, c’est un calendrier ultra-chargé qui s’annonce fin-avril/ début-mai, avec des matchs face à trois équipes du top 4, en plus du derby breton au Roazhon Park.
À domicile face à Angers samedi prochain (17h), l’atmosphère sera malheureusement probablement plutôt celui d’un Raymond Kopa que d’une Beaujoire des grands soirs. Malgré tout et quelle que soit la période, nous serons toujours, jusqu’au bout, les premiers et les derniers soutiens de notre équipe.
1 Commentaire
Alors qu’on avait l’opportunité – exceptionnelle – de prendre les 3 points face à une équipe qui ne nous réussit pas habituellement mais qui abordait ce match avec 120 minutes dans les jambes (jouées 72 h plus tôt), toute l’ambition de Kantari était apparemment de ramener 1 point, le point du nul 0-0 au vu de sa composition et du plan de jeu choisis pour aborder ce match.
Au final, compte tenu du peu de jeu produit et comme on pouvait le craindre, les Canaris sont repartis du stade Mauroy avec aucun point et un nouvel énorme coup sur la tête pour ceux qui naïvement espéraient plus…
Quelle bêtise incommensurable du coach ! Quel gagne-petit pour jouer ce match avec si peu d’ambition… Une faute professionnelle à ce niveau mais qui apparaitra pour Kantari ni plus ni moins qu’un manque de chance, « une défaite cruelle », en prenant un but lors des arrêts de jeu.
Mathématiquement, le FC Nantes n’est pas encore relégué puisqu’il « suffit » de prendre d’ici la 34ème journée 2 points de plus qu’Auxerre voire aussi de Metz si ce club mal en point depuis 1 mois finissait par se reprendre sur le tard, pour redevenir barragiste et gagner son opposition décisive face au prétendant à l’accession actuellement en L2. Effectivement, mathématiquement, ça reste possible mais mathématiquement seulement… En effet, au vu du peu de jeu produit par des Canaris peu entreprenants et inspirés avec un manque évident d’automatismes entre milieux et offensifs, de compositions a priori équilibrées mais en réalité ne tenant pas compte des affinités et des points forts des joueurs disponibles, tout laisse à penser que Kantari et ses joueurs prennent le chemin tout tracé de la L2. En tout cas, malgré un effectif qui sur le papier n’a rien à envier à ceux d’Auxerre et Metz, voire d’autres clubs classés plus haut et pourtant a priori tirés d’affaire, « toutes les conditions sont remplies » pour quitter lamentablement la L1.