Les optimistes qui vantaient le caractère purificateur d’une descente en Ligue 2, cette occasion de “tout remettre à plat et repartir sur des bases saines”, en sont pour leurs frais. Après deux journées de Ligue 2, le FC Nantes affiche un zéro pointé et caracole fièrement à la toute dernière place du classement. 

L’angoisse du supporter au moment du temps additionnel

Le constat est clair : malgré le changement de division, malgré le changement d’entraîneur et de quelques joueurs, le FC Nantes n’a pas changé. Il ne s’est pas débarrassé de ses problèmes récurrents : manque de qualité technique, cohésion discutable, incapacité à concrétiser ses dominations, faillite individuelle au pire moment du match, incohérences dans le projet de jeu…

A Laval, nos Canaris jamais sereins nous ont fait revivre le cauchemar du but encaissé dans le temps additionnel, consécutif à un incroyable dilettantisme défensif. A la frustration de n’avoir pas su mener au score s’ajoute celle de la défaite la plus stupide qui soit. 

De l’orange au rouge

A la conférence de presse, Michel Der Zakarian avoue lui-même son impuissance. “Que voulez-vous que j’y fasse ?” répond-t-il quand les journalistes l’interrogent sur les erreurs individuelles. Désabusé, l’entraîneur nantais évoque le manque de maîtrise, de précision, il considère en outre que l’on peut perdre un ballon sans pour autant prendre un but derrière… Bref, sans vouloir les accabler, MDZ considère que ses joueurs ne sont pas à la hauteur. 

Il y a pourtant une bonne nouvelle : Nantes a marqué un but, juste avant la pause. L’international espoirs Bahereba Guirassy a même réalisé un geste de grande classe pour y parvenir, en récupérant le ballon dos au but et, après s’être retourné, glissé le ballon dans un trou de souris malgré une forêt de jambes oranges… Un joli but pour se donner des raisons d’espérer. 

Dans l’état actuel des choses, l’objectif reste le maintien. La prochaine échéance s’appelle Rodez, cinquième de la précédente édition et qui sort d’une défaite à Annecy. Un club habitué à la Ligue 2 (huitième saison consécutive) et que le FC Nantes n’a rencontré qu’une seule fois dans son histoire, il y a bien longtemps.