Face aux cancres clermontois, les chances d’assister à un grand match étaient faibles. Un malheureux présage confirmé par les faits. Des fautes à n’en plus finir et deux équipes techniquement faibles se sont fait face.

Malgré tout, après une entame plus que moyenne, les Nantais se retrouvent devant à la mi-temps. L’expérimenté Guilbert montrant la voie d’une jolie tête au quart d’heure de jeu sur un centre brillant de l’unique satisfaction du mercato estival: Ryad Hachem.

Les Auvergnats moribonds et d’une faiblesse abyssale ont la tête dans le seau. Clermont, qui n’a toujours pas gagné cette année, est tout de même relancé par des Canaris qui ronronnent. À la 70e, Nantes est puni, Sissoko manque son contrôle aux 20 mètres, sur le contre et en deux passes les Jaunes sont transpercés.

Un partout, score final. Circulez, y a rien à voir. Bronca amplement méritée. Et encore, l’ancien Rennais Hunou a eu la balle de match pour les visiteurs mais manque le cadre seul face à Carlgren. Les mauvais matchs et les prestations sans relief s’enchaînent et inquiètent sérieusement.

Le compte n’y est pas

Neuf tous petits points, à égalité avec les Lavallois barragistes, cette saison est un calvaire. Nous voilà en novembre, le ciel est gris, le brouillard s’épaissit. Une ambiance terne qui colle à la peau de ce club enfermé dans une spirale infernale. Le sparadrap Loose solidement accroché au maillot Canaris n’est pas près de se déliter.

Et le déplacement au pied des Pyrénées à Pau a de quoi inquiéter. Les hommes de Thierry Debès enchaînent les victoires au point de monter sur le podium. Dernière victime, Metz, balayée 3-1 à domicile. Les expérimentés Paquiez et Briançon font la loi derrière. Benet, métronome avisé et grand habitué de la Ligue 2, règne en maître au milieu. Et devant, Benali sème la pagaille quand Babacar Leye finit le travail.

Les Palois restent sur cinq victoires à la file, tandis que Nantes n’a plus gagné depuis quatre matchs : alerte maximale.