Il faut avoir de la mémoire pour se souvenir du dernier match du FC Nantes au stade Bonal. C’était en 2014. Un joueur sochalien se souvient particulièrement de la victoire de son club ce jour-là puisqu’il était sur la feuille de match : Mathieu Peybernes. La fidélité est une qualité qu’il faut souligner, puisqu’elle est devenue une denrée rare.

De son côté, l’effectif nantais, avec son nouveau coach Grégory Poirier, s’aligne avec une équipe complètement remodelée lors des dernières heures du mercato. Neuf titulaires n’étaient ainsi pas au club la saison précédente.

Inutile de préciser que les certitudes nantaises n’étaient pas nombreuses au moment du coup d’envoi, face à un adversaire qui se trouvait, lui, dans une bonne dynamique depuis trois matches.

Une entame intéressante puis plus rien…

Et pourtant, après seulement cinq minutes, sur un corner, Sow voit sa tête repoussée par le gardien.

Thomas Robinet bénéficie ensuite d’un beau centre de Ryad Hachem, qui va récidiver et apporter à plusieurs reprises le danger sur le côté droit.

Les vingt premières minutes sont intéressantes côté nantais. Puis, progressivement, les Lionceaux prennent le dessus grâce à un pressing très haut.

Nantes subit le jeu, avec notamment des joueurs de couloir qui ne se projettent pas suffisamment. Une incapacité à se porter vers l’avant qui donne le sentiment d’une équipe sans véritable solution.

Comme lors du match contre Nancy, le début de la seconde période est marqué par une occasion nantaise.  Dès la 46e minute. Thomas Robinet, servi par Balthazar Pierrée, se retrouve en situation de marquer mais il croise trop sa frappe.

La prime à la combativité

À la 60e minute, le triple changement effectué par le staff nantais, censé apporter un peu de fraîcheur et de lumière, produit l’effet inverse. Sur sa première action, Ignatius Ganago perd le ballon et offre aux Sochaliens une situation qui aboutit à l’ouverture du score.

Le pressing toujours très haut des Sochaliens aurait même pu leur permettre de doubler la mise à la 75e minute. Cette seconde mi-temps illustre surtout une chose : l’équipe nantaise n’a plus vraiment la tête à l’endroit.

Dans un stade Bonal plein, face à un club qui retrouve le haut niveau, le FC Sochaux a montré aux Nantais ce que sont les joutes de la Ligue 2 : de l’engagement, de l’intensité et une vraie capacité à aller au combat.

Les enseignements du match

À Nantes, on gardera malgré tout en mémoire l’activité de Balthazar Pierrée et de Ryad Hachem en première période, puis la combativité de Willity Younoussa lors du second acte.

Mais au-delà de ces quelques satisfactions individuelles, cette défaite laisse surtout apparaître les limites d’un FCN encore en construction, en manque de repères et de certitudes. Une vraie réflexion doit être menée aussi sur le système de jeu pratiqué car les joueurs de couloir censés créer des espaces n’apporte rien dans l’animation offensive.