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C’est à Saint-Brieuc que Nantes et le FC Lorient se sont rencontrés pour la première fois. Ce dimanche 7 février 1971, le FCN entame sa campagne de Coupe de France face au club morbihannais, alors pensionnaire de la deuxième division, ou championnat national tel qu’on doit l’appeler à l’époque.
Le retour de Paul Courtin
Le FC Nantes a une revanche à prendre avec la Coupe de France, huit mois après l’humiliante défaite (5-0) concédée en finale de la précédente édition face à l’AS Saint-Etienne. En l’absence d’Henri Michel et de Philippe Gondet, l’équipe nantaise se présente dans la composition suivante : Fouché – Osman, Rio, Lemerre, De Michèle – Pech, Michaelsen – Blanchet, Kervarrec, Courtin, Maas.
La rencontre débute à quinze heures. A la surprise des quelque cinq mille spectateurs du stade Fred-Aubert, c’est l’équipe lorientaise qui domine le début de match. Les hommes de Emile Rummelhardt, parmi lesquels l’ancien international René Guillas, pressent les Nantais et obtiennent plusieurs corners. Il faut dire que la défense nantaise est un peu bancale : Jean-Claude Osman s’est blessé à la hanche dès la première minute. Le défenseur nantais a demandé un changement mais José Arribas lui a commandé de rester sur le terrain malgré la douleur.
Implacable
Nantes sort de sa coquille après un quart d’heure de jeu. Les hommes en jaune construisent leur première offensive sur une passe de Michel Pech qui envoie un ballon précis à Bernard Blanchet. L’ailier nantais centre aussitôt pour Paul Courtin qui dévie la trajectoire du ballon et l’envoie dans les filets. Un but d’autant plus réjouissant que l’attaquant nantais ne dispute que son deuxième match après une longue absence de huit mois, à la suite de la blessure au genou qu’il avait contractée en s’accroupissant pour une photo d’avant-match.
Les Nantais font preuve d’un réalisme implacable, digne d’une équipe pro face à des amateurs. Les Lorientais refusent toutefois de jouer les victimes, et développent un jeu collectif qui met les Nantais en difficulté. Et il faut toute la classe de Jean-Michel Fouché pour éviter l’égalisation, notamment sur une reprise de volée du jeune Marette.
En seconde période, les hommes de José Arribas décident de presser l’accélérateur. Après seulement trois minutes, Erich Maas tente une frappe de vingt-cinq mètres et envoie le ballon sous la barre du gardien breton Jegouzo. La rencontre est alors pliée, l’équipe de Lorient n’ayant pas les capacités à remonter un tel écart face à une équipe de l’élite.
Seul le résultat compte
L’attaquant Rossignol met toutefois Fouché à contribution, mais c’est finalement Patrice Kervarrec qui enfonce le clou, à huit minutes de la fin, d’une reprise de la tête qui fait mouche. Les Merlus ne sont récompensés de leurs efforts qu’à la dernière minute, sur une tête du libéro Chupin qui prend enfin à défaut l’excellent Fouché.
Les Nantais l’emportent sans vraiment réaliser un grand match, ce que concède le capitaine Roger Lemerre : “Devant une équipe réputée inférieure, c’est toujours la même chose, il est très difficile de développer son jeu. Ce n’est jamais un exercice de style, l’essentiel c’est bien de gagner. En Coupe, seul le résultat compte.”

- Consulter les statistiques du match Nantes-Lorient de 1971 sur le site histoiredufcn.fr
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